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Covid-19 et classes virtuelles : elles livrent leur expérience

par Charlotte
Elles témoignent sur comment elles ont vécu le confinement

Deux mois de confinement plus tard… Elles sont cinq femmes à des postes différents, toutes au cœur de la continuité pédagogique. Elles nous partagent leur témoignage de cette période entre opportunités et défis pédagogiques.

Comment se passe (ou s’est passé) le confinement ?

Catherine Bussutil (Chargée de mission TICE, Institut Catholique de Toulouse), Stéphanie Rivière (Chargée de projets numériques, Forsead), Delphine Schneider (Responsable formation continue RH, Forsead-Ecole Supérieure d’Assurances), Virginie Chassériau (Virtual classroom designer, Cup of Learning) et Nunsia Tui (Etudiante en master 2, Institut européen de la qualité totale) nous ont partagé leur ressenti et les accomplissements sur cette période si délicate.

Toutes s’accordent à dire que, d’un point de vue pédagogique, le confinement a été source de créativité et d’accélération. Nunsia Tui confirme et se fait porte-parole de sa promotion : “Tout se passe bien pour notre part, car l’IEQT a été très réactif pour nous obtenir une plateforme permettant de maintenir les cours et suivre à distance depuis notre domicile.” 

« Nous n’avons annulé aucune formation« . Delphine Schneider explique en effet qu’il était “impératif que, dans cette période anxiogène et incertaine, l’objectif de poursuite d’études ne soit pas remis en cause”. Certains projets de digitalisation prévus sur du plus long terme se sont finalement débloqués. Virginie Chassériau parle, quant à elle, de la frénésie mêlée à la panique des formateurs, autant en France qu’en Angleterre où elle est installée.

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Assurer la continuité pédagogique, choisir un outil de classe virtuelle et concevoir des contenus pédagogiques adaptés

Pour chacune d’entre elles, une priorité : convertir rapidement des formations face-à-face en virtuel, n’annuler aucun cours ou formation et déployer des modalités digitales plus efficaces que des échanges d’emails entre formateurs ou apprenants.

L’Institut Catholique de Toulouse et l’Ecole Supérieure d’Assurances étaient déjà en veille sur les outils de classes virtuelles lorsque le confinement a été annoncé. Glowbl avait leurs faveurs et faisait l’objet de tests pour plusieurs raisons : simplicité d’usage, ergonomie dynamique, design engageant… 

“Nous avons été séduits par la simplicité de prise en main de l’outil, la possibilité de promener sa bulle de table en table et l’ergonomie de l’outil en général.”

Catherine Bussutil

L’IEQT a également su convaincre rapidement ses étudiants : “On a su s’adapter très vite”, commente Nunsia en précisant : “Nous ne sommes pas là que pour écouter, le travail en sous-groupes nous empêche de nous ennuyer”.

La transition du présentiel vers le digital s’est, de fait, passée assez vite et bien. “C’est ça qui a été formidable pour moi” confie Catherine Bussutil qui considère que Glowbl est désormais totalement déployé, avec pas moins de 140 salles déjà créées.

“Les fonctionnalités de Glowbl sont très proches des classes réelles donc l’adaptation à distance de nos classes s’est faite très facilement et rapidement.”

Stéphanie Rivière 

Virginie Chassériau, conceptrice spécialiste des classes virtuelles, insiste sur l’importance d’adapter les supports pédagogiques au distanciel. Elle a accompagné un très fort afflux de nouveaux clients pour les aider à “épurer le contenu” et à stimuler la productivité en diversifiant les moyens d’animation de leurs classes virtuelles. Moins de textes, mais plus de visualisation et d’interactions.

Les établissements d’enseignement supérieur interrogés avaient déjà débuté leur transition en matière de contenus et globalement, tous les professeurs concernés ont repensé leur pédagogie pour la distance. Il a fallu les accompagner et les former pour certains. Selon Stéphanie Rivière, “les professeurs font preuve de grande créativité, ils se prêtent volontiers au jeu du digital learning”.

Et après ?

Delphine Schneider considère qu’il faut savoir se réinventer en permanence lorsque l’on travaille dans la pédagogie. Pour Forsead, les idées fusent pour aller plus loin dans la digitalisation, notamment au sein de l’Ecole Supérieure d’Assurances. Pourquoi ne pas développer le blended learning ou même le full e-learning ? “Notre offre n’en sera que plus complète”, affirme Stéphanie Rivière qui estime que le distanciel apporte une flexibilité responsabilisant de façon conséquente les étudiants qui se sentent plus libres.

D’un point de vue pédagogique, ce que le confinement nous a amenés à vivre est forcément très intéressant”.

Catherine Bussutil

Côté apprenants, Nunsia Tui conclut : “Cette expérience m’a apporté une nouvelle compétence qui est la facilité d’adaptation, quels que soient la crise ou autre événement soudains auxquels je pourrais avoir à faire face”.